Un autre nom pour le Pôle Culturel ?

Pôle culturel de Rambouillet

Le nom du pôle de spectacle (ou pôle culturel) a été voté il y a quelques semaines au conseil municipal, sans débats passionnés, et voilà notre futur édifice artistique et culturel prénommé « la lanterne », éclairant de son halo lumineux placé au-dessus de la casquette qui entoure le haut de ses murs, la ville de Rambouillet. La diffusion dans Rambouillet info du mois de mars, et les explications liées au choix de ce nom, ont fait réagir les Rambolitains et nos élus, qui avaient laissé passer l’affaire il faut le dire, sans y réfléchir suffisamment.

 Placé dans les hauts du centre ville de Rambouillet, il a effectivement vocation à éclairer la ville, surtout et y compris par l’apport culturel et artistique qu’il fournira aux habitants grands et petits. Nous souhaitons et espérons que la programmation artistique sera à la hauteur de la beauté des lieux et du dynamisme nécessaire pour en rentabiliser l’activité.

L’ouverture de ce pôle est repoussée de 5 mois et est prévue pour janvier 2016, ce qui nous autorise et nous encourage à faire la proposition suivante. Il semble à de nombreux habitants que ce nom de « lanterne » soit un peu fade, et de surcroit, déjà donné à Versailles pour un pavillon de chasse mis à la disposition du président de la république.

Après longue réflexion, l’idée de lui associer un second nom (qui pourrait ensuite devenir le premier) porteur d’une symbolique très rambolitaine, a germé. Nous proposons donc le second nom d’« Arthénice ». Il s’agit de l’anagramme de Catherine.  Catherine de Vivonne, née en 1600, a épousé  Charles d’Angennes qui fut marquis de Rambouillet. Ils eurent 7 enfants dont 5 filles, au nombre desquelles Julie, que Catherine associe à ses conversations littéraires. Elle s’intéresse aux arts et aux lettres et tient un salon très brillant, réputé notamment pour être beaucoup plus féminin que nombre de ses contemporains qui restaient très masculins pour la plupart. Elle a été surnommée Arthénice par François de Malherbe, qui a composé cet anagramme pour elle, sensible à son goût pour la belle langue. Il était en effet un ardent défenseur de la pureté du français, tout en étant classé parmi les poètes modernes de son temps.

En choisissant le nom d’un pôle culturel, on opte pour un symbole qui incarnera le dynamisme et la créativité artistique, ancré dans une terre donnée. C’est une vision à long terme du rayonnement culturel de la ville qu’il faut avoir. « Arthénice » portera et obligera les responsables du lieu vers une exigence que le nom même suppose. A la fois esthétique et significatif, c’est un héritage historique qui provoque au sens des arts et à l’émulation créative. Il nous paraît avoir la dignité et la prestance qui pourront emporter l’adhésion des Rambolitains, directement concernés puisqu’ils sont, pour partie, les financiers de l’entreprise.

Nous nous permettons donc de livrer à la réflexion des responsables culturels de la mairie cette idée. 

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